Gens, aujourd'hui, bousculons les choses, innovons, faisons avancer la recherche.
Pour commencer, un constat extraordinairement novateur :
le stress rend la peau moche.
Ah bah oui, j'avais dis qu'on irait dans le jamais vu.
(parenthèse explicative évitant de faire perdre leur temps à ces gens -ma foi très intéressants,
qui viennent déverser leur besoin d'attention science dans les commentaires :
t'excite pas basile, c'est du SECOND DEGRE, de l'ironie.
Oui voilà, va chercher dans le dictionnaire, potasse-moi bien tout ça,
mais viens pas nous embêter après, hein? C'eeest bien.)
Fin de la parenthèse.
Le stress rend moche, le stress rend gras, le stress fait des boutons.
Moi je dis ça parce que je l'ai expérimenté, hein, j'ai fait comme qui dirait des recherches empiriques (
oui basile, garde le dictionnaire avec toi, ça sera plus facile). J'habitais en
France, je comptais les boutons, j'achetais du produit spécial peau grasse, tout ça.
Après, je suis partie en Exotie. En Exotie il fait plus chaud, il fait plus beau, et surtout, surtout, il fait moins stress. Ah parce que les gens, ici, y faut voir à pas trop les
bousculer. Dans le métro par exemple, c'est presque une dimension parallèle : Ils ne courent pas. Mais pas du tout. (Remarquez, il est particulièrement difficile de courir en tongs).
La notion de "
on fait une pause" est particulièrement différente aussi. Le taux de moments de pause est singulièrement plus élevé ici. Pour 5 minutes en France, vous en obtiendrez sans
difficulté 30 ici. Proportionnellement, imaginez les pauses repas.
La notion de "
être à l'heure" aussi diffère. Je pense que pour les gens d'ici, être à l'heure signifie "
arriver plus ou moins PENDANT l'heure donnée". Ce qui laisse, à l'aise,
59 bonnes minutes de marge.
Alors certes, au début c'est un poil agaçant, tout ces gens mollassons tout autour. Et au bout d'un moment (6 mois tout de même en ce qui me concerne), le côté profondément flemmard qui sommeille
en chaque être humain se réveille, et prend peu à peu le dessus.
Ce qui concrètement signifie : on ne court plus pour aller aux rendez-vous. On ne court plus pour aller en cours. On ne s'énerve plus dans la rue. On se couche entre 14 et 16h. On ne s'excite pas
le matin.
(Non mais tout de même, rendez-vous compte, après 20 ans de bons et loyaux services, j'ai même arrêté de ronger mes ongles.) (ah ben on est intimes maintenant, je vous raconte ma vie).
En plus, qui dit soleil et chaleur dit jolie petite peau halée. Je sais pas vous mais moi je viens d'un endroit où le soleil et la chaleur ne sont coutumes locales que 2 mois par ans. J'exagère
un poil mais c'est pas loin. Et pendant ces 2 petits mois, même dans les périodes les plus ingrates de mon adolescence (je n'ai pas toujours été une princesse, non.), les boutons et le gras de
peau s'envolaient.
Pour revenir avec tous leurs copains dès septembre.
Alors que j'avais déjà brûlé tous mes produits anti-acné dans un grand feu de joie en faisant la danse des boutons oubliés.
En vivant ici, ma vie ne connaît plus de septembre boutonneux. Alors je vous dis, moi, mes ongles de fâmme et ma peau lisse et fraîche, on se sent plus trop concernés. (mais on utilise quand même
le wave, histoire de rester près du peuple) (on est pas comme ça, nous).
Conclusion :
Soleil toute l'année, boutons (presque) oubliés. Le Wave, lui, rafraîchit après une dure journée.
(Pas taper, pas taper)
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